Le tabagisme passif et ses conséquences basées sur des analyses en laboratoire
Le tabagisme involontaire, ou tabagisme passif, peut également avoir des conséquences graves pour le corps.
Le tabagisme passif désigne la fumée que l’on ne souhaite pas inhaler. Lors de la combustion de produits du tabac tels que les cigarettes, cigares ou pipes, de la fumée secondaire est libérée. Une personne qui fume activement à proximité inhale la fumée principale. Les deux sources libèrent des substances chimiques nocives dans l’air, qui affectent aussi les non-fumeurs. Toute la fumée des produits contenant de la nicotine brûlée contient des toxines. Même les non-fumeurs qui inhalent la fumée d’autres personnes inhalent ces poisons. La fumée secondaire à l’extrémité d’une cigarette, d’un cigare ou d’une pipe n’est pas filtrée. Elle contient plus de substances toxiques que la fumée normale inhalée par quelqu’un.
Qui est particulièrement exposé au tabagisme passif ?
L’exposition au tabagisme passif provient de la fumée secondaire ou principale. Le tabagisme passif concerne toute personne se trouvant à proximité de tabac brûlé ou exhalé, mais certains groupes sont plus exposés : les employés du secteur des services, qui sont en contact fréquent avec la clientèle : ceux qui travaillent près de groupes de fumeurs ne peuvent peut-être pas éviter le tabagisme passif. Les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables au tabagisme passif. Le tabagisme passif affecte les enfants à naître et leurs mères. Une moindre oxygénation du bébé peut augmenter la fréquence cardiaque du fœtus ou diminuer le poids de naissance. Chez les femmes, des fausses couches, des mortinaissances ou des naissances prématurées peuvent survenir. De plus, les nourrissons, les enfants et les animaux domestiques sont exposés à la fumée, notamment en raison de leur taille. Les jeunes enfants et les animaux ne peuvent pas toujours choisir de quitter une pièce remplie de fumée. Une exposition constante renforce les effets nocifs du tabagisme passif.
Quelles sont les conséquences du tabagisme passif ?
Il n’existe pas de seuil sûr pour l’exposition au tabagisme passif. Il peut même être plus toxique que la fumée directement inhalée d’une cigarette, car à des températures plus basses, plus de toxines peuvent se former. Des preuves indiquent que la fumée secondaire devient plus nocive en passant de fraîche à stagnante. Des études en laboratoire ont démontré que le tabagisme passif a des effets immédiats négatifs sur le système cardiovasculaire, visibles à court et long terme. Mais la bouche et la gorge sont aussi directement affectées par les conséquences du tabagisme passif.
En effet, le tabagisme passif est une cause fréquente de maux de gorge chroniques dus à la fumée secondaire. Les enfants en particulier ne devraient pas être exposés au tabagisme passif, car leurs poumons sont encore en développement. Les maux de gorge causés par le tabagisme passif ne sont qu’un symptôme d’une exposition chronique à la fumée et doivent être considérés comme un signal d’alarme indiquant qu’il ne faut plus s’exposer à la fumée de cigarette. La partie arrière de la gorge est recouverte de mucus qui facilite la déglutition et la digestion des aliments. Malheureusement, ce mucus capture aussi les particules de fumée et peut irriter la muqueuse de la gorge. Une exposition chronique au tabagisme passif peut entraîner une infection appelée pharyngite virale. Pire encore, les infections de la muqueuse pharyngée peuvent atteindre les poumons lors de l’inhalation. Comme la séparation entre l’œsophage et la trachée n’est pas hermétique, l’anatomie empêche les aliments et liquides d’entrer dans les poumons, mais pas les bactéries et virus microscopiques.
Douleurs oculaires et risques liés au tabagisme passif
Les effets du tabagisme passif sur les yeux des enfants sont particulièrement importants : le tabagisme passif représente un risque pour la santé oculaire des enfants, même avant leur naissance. Lorsqu’une femme enceinte fume, il est cinq fois plus probable qu’un bébé développe une méningite bactérienne dans l’enfance. La méningite provoque un gonflement des tissus autour du cerveau et peut causer des infections oculaires et des troubles de la vision. Le tabagisme est aussi un facteur de risque de naissance prématurée – une condition qui est un facteur de risque pour la rétinopathie du prématuré. Un bébé atteint de rétinopathie du prématuré peut subir une perte de vision permanente ou devenir aveugle.
Des études récentes et des analyses en laboratoire sur le tabagisme passif ont montré que des enfants de 6 ans régulièrement exposés au tabagisme passif présentaient déjà des signes de lésions oculaires, notamment un amincissement du réseau dense de vaisseaux sanguins à l’arrière de l’œil, appelé choroïde. L’amincissement de la choroïde est un facteur de risque préoccupant pour le développement futur de maladies menaçant la vision telles que la DMLA. Ces risques pour la vision des enfants augmentent avec l’intensité de l’exposition à la fumée.
Sinusite et essoufflement comme conséquences du tabagisme passif
Lorsque les sinus sont constamment bouchés et enflés, le tabagisme passif – même en faible quantité – peut en être la cause. Selon une nouvelle étude, le tabagisme passif pourrait être responsable de jusqu’à 40 % des cas de sinusite chronique. La sinusite désigne un ensemble de symptômes désagréables et parfois invalidants, comprenant inflammation des fosses nasales et des sinus, congestion, toux, écoulement nasal, difficultés respiratoires et perte partielle de l’odorat. En plus de la sinusite chronique, le tabagisme passif peut augmenter le risque de maladies respiratoires, de cancer du poumon et de maladies cardiaques chez les non-fumeurs, ainsi que le risque de mort subite du nourrisson et d’otites moyennes chez les enfants.
Chez les non-fumeurs exposés à la fumée secondaire, des irritations des yeux, du nez et de la gorge sont fréquentes. Ce groupe présente aussi une réaction défensive accrue du nez, qui transporte sécrétions, particules et autres substances hors des voies nasales, comparable à celle des fumeurs. Une exposition d’une heure à de fortes quantités de fumée secondaire, comme dans les bars ou restaurants où le tabac est librement consommé, peut entraîner une détérioration aiguë de la fonction pulmonaire et une restriction du flux d’air. Chez les non-fumeurs, l’exposition au tabagisme passif a été associée à divers symptômes respiratoires chroniques et aigus, tels que toux, production de mucus et expectorations, respiration sifflante et essoufflement.
Bien qu’il n’existe pas de protection fiable contre le tabagisme passif, il est toujours utile de fournir à son corps des mélanges de nutriments personnalisés adaptés, afin de bien faire face aux conséquences du tabagisme passif.